5 ans après mon premier Do It, je suis toujours engagée

Le 17/08/2009

 

Il y a cinq ans et quelques jours très exactement, je rentrais de mon premier Do it, le souffle coupé...DBA m'avait donné l'occasion de réaliser mon rêve de jeune adolescente : partir en Afrique, non pas avec des jumelles ou un bikini, mais avec un peu de courage, de la bonne volonté et l'idée d'y construire quelque chose et de donner tout ce que je pourrai de moi même. Je ne savais pas à ce moment là que c'est moi qui recevrais cent, mille fois plus; et que c'était moi qui ,là-bas, construirais un peu de mon futur.

Après ce séjour, je ne pouvais pas en rester là. Je me suis donc engagée dans l'équipe responsable et suis repartie les quatre années qui ont suivies. J'y ai appris tellement. Sur l'Afrique d'abord, sur la gestion d'un groupe de jeunes ensuite, sur les relations humaines, sur le comment s'entendre, se comprendre et se respecter quand on vient d'horizons si différents, et sur moi même peut-être aussi...

Chaque été, les gens s'étonnaient de me voir repartir encore et encore. Qu'y avait-il là-bas de si extraordinaire ? Comme il m’était trop difficile d'expliquer que « là-bas, les gens n'ont pas ‘rien’, mais qu’ils ont bien moins que nous et que, pourtant, ils vivent mieux car sont si riches de joie, de chaleur humaine, de solidarité, de temps à passer avec l'autre »,... je me contentais de répondre que : « l'Afrique, j'étais tombée dedans quand j'étais petite... »

Ce premier Do it n'était pas un voyage avec une fin, mais il était pour moi un début. Aujourd'hui, même si je suis moins active au sein de DBA, j’ai trouvé d’autres façon de m’engager : en étant par exemple la présidente d'un kot-à-projet, le ‘Cafrikap’, qui organise toute sorte d'activité autour de l'Afrique avec comme but d'en donner une toute autre image que celle, véhiculée par les médias, de guerre et de famine....
Je poursuis également mon engagement en ayant monté avec des amis une petite asbl, "un autre regard sur le monde".

Et après ? Pour l'avenir, je ne sais pas, mais ce qui est sur, c'est que le Bénin (où je me suis rendue chaque année entre 2004 et 2007) est aujourd'hui un peu comme mon deuxième pays et que j'y retournerai... qu'il y a encore tant à y faire et à y rêver....

Et vous ? Chaque chemin de vie est unique, mais ce qui est sur, c'est qu'une fois rentré, on peut sombrer dans une petite mélancolie et se replier dans sa coquille...ou faire un tremplin de tout ce que l'on a vécu là-bas et continuer l'aventure ici...

Bon vent à toutes et à tous...

 

Marie, Do it Bénin 2004

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