La formation, une étape importante du Do It

Le 11/03/2008

On pourrait débarquer en Afrique avec nos habitudes d’européens et nos idées préconçues. Arriver sur place et être directement face à leur culture, tellement différente de la nôtre. Sortir de l’avion, heureux d’être là, mais sans connaître réellement le sol sur lequel nous posons nos pieds. Mais comment profiter et aider si nous ignorons les richesses et les failles de ces terres inconnues ? Saurait-on poser un geste concret si l’on ne connaît pas les mains africaines qui poseront ce geste avec nous ? La réponse est non, bien sûr.            

Dès lors, la formation qui précède notre futur voyage est essentielle, aussi importante que le voyage lui-même. En plus de nous faire comprendre l’Afrique et le monde qui l’entoure, la formation nous apprend à découvrir les autres gens qui partiront avec nous. Depuis décembre, un week-end par mois, les liens se ressèrent et les amitiés se créent.           

Les thèmes abordés sont incontournables pour comprendre le continent africain. Cela passe par les conditions de la femme et de l’enfant, par l’économie ou encore par l’écologie. A l’aide d’appuis visuels, de jeux, de débats, de témoignages, d’images, de discussions, nous discernons des situations dont nous n’imaginions même pas l’existence. Des choses graves, parfois, qui nous marquent et nous conscientisent. Qui choquent nos oreilles d’européens. Qui nous plongent dans un monde qui nous parait si lointain du nôtre mais qui se trouve pourtant à quelques kilomètres. Par vidéo, on voit aussi des sourires et des bras ouvert, qui nous attirent et qui acceuillent.           

Ensemble, nous découvrons la complexité de l’économie. Nous apprenons les événements antérieurs qui sont en partie responsables du sous-développement, les traités et leurs conséquences, les inégalités et leurs causes, …Il ne faut pas croire que seuls les problèmes nous sont exposés. Les solutions le sont aussi, comme l’économie de la débrouille, par exemple. Il faut voir nos yeux fascinés devant ce jeune africain qui fabrique des radios à partir de pas grand-chose. Devant lui, malgré la richesse de notre société occidentale, nous nous sentons tellement petits, tellement pauvres.  

Ensemble, nous découvrons l’urgence de l’écologie. Nous prenons conscience de l’importance d’être acteur, pas uniquement consommateur. L’égoïsme de ces pays qui gaspillent et jettent est insoutenable face à l’Afrique qui essaie de sortir la tête de l’eau. Le plus frappant, c’est que les issues de cet égoïsme existent. Les gestes sont simples et c’est aussi à nous de les poser !            

Ensemble, nous découvrons le sourire des ces enfants qui vivent dans des conditions inimaginables et de ces femmes qui n’ont que trop rarement leur mot à dire. Nous nous rendons compte qu’à leur place, privilégiés européens que nous sommes, nous baisserions les bras. Justement, la formation nous apprend leur courage et leur envie de vivre.           

En conclusion, on peut dire que la formation nous permet d’intégrer des réalités qui étaient plutôt floues, jusqu’ici. Pas à pas, le groupe se découvre et nos connaissances grandissent. Alors que nous sommes toujours en Belgique, ces journées de formation nous rapprochent de notre but, l’Afrique. Sans y être, nous pouvons pourtant presque sentir le soleil africain sur notre peau blanche. 

Pauline, Do It 2008, Burkina Faso

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