Le groupe BK1 en roue libre. 7000 arbres plantés!

Le 14/07/2012
                        

Chers parents, chers amis, Néyébéogo !

Ici, au CET de Koudougou, la routine s’est peu à peu installée. Après la rencontre des correspondants et les diverses cérémonies d’ouverture, nous nous somme lancés avec enthousiasme dans les chantiers…

Dans la cour de l’école de Banko, où se déroule le chantier reboisement, notre chantier principal, nous avons appris à manier la pioche, la pelle et la barramine avec l’aide de nos correspondants. La procédure de trouaison est  très précise : tout d’abord, lors du piquetage, on donne quelques coups de pioche le long d’une corde nouée à intervalle régulier afin de marquer les endroits où creuser. Ensuite, à l’aide de la barramine, on casse la terre sèche du Burkina ce qui permet de la retirer du trou grâce à la pelle. Pendant ce temps, autour des trous, on discute, on échange, on rit, bref, on découvre petit à petit les habitudes et la vie quotidienne de chacun. Le tout se déroule dans une magnifique ambiance d’ouverture, d’enthousiasme et de motivation. Cela se remarque particulièrement lors des rassemblements qui ponctuent chaque début et fin de journée au son des djembés et des chants, tout autant belges que burkinabés.

D’ailleurs, le chantier touche tout doucement à sa fin et nous profitons à fond des derniers jours qui nous restent en compagnie des correspondants avec qui nous avons, au fur et à mesure, noué de véritables liens d’amitié. Il semblerait même que nous allons finalement atteindre l’objectif que nous nous étions fixé, à savoir de planter 7000 arbres !

Parallèlement au reboisement, se sont également déroulés nos chantiers secondaires.

Lors du chantier primaire, nous avons eu la chance d’animer, à l’école de Kamsi, une soixantaine d’enfants débordants d’énergie et de curiosité. Le thème choisi pour ce chantier étant les animaux, nous leur avons proposé, chaque jour, des activités tournant autour d’un type particulier d’animaux : par exemple, les oiseaux, les animaux de la savane ou encore les animaux marins… Ce fut pour nous un véritable plaisir de nous occuper de ces enfants et certains semblent même s’être découvert une vocation dans ce domaine ! Ils sont tous si curieux et désireux de découvrir de nouvelles choses malgré les très mauvaises conditions d’apprentissage dans lesquelles ils se trouvent ! Cela nous a beaucoup impressionnés. Nous avons également eu l’occasion de discuter avec le directeur et les professeurs de l’école, ce qui nous a permis d’apprendre énormément de choses sur le système éducatif au Burkina. Ce fut parfois étonnant, voire choquant, mais toujours très instructif.

Le chantier santé fut également fort intéressant et interpellant pour ceux d’entre nous qui ont eu la chance de le vivre. Nous avons eu l’occasion de participer aux visites pré- et post-natales lors desquelles, nous avons pesé et mesuré les nouveaux-nés ou les futures mamans. Nous avons pu aussi poser toutes nos questions à Souleymane, le major du dispensaire de Nandiala dans lequel nous avons passé le chantier. Il s’est fait un plaisir de nous répondre de manière précise et détaillée et de partager avec nous les joies et les aspects plus problématiques de son dur métier. Grâce à lui et aux membres du CREN (Centre de Renutrition), nous avons vraiment pris conscience du fossé qui existe entre l’Europe et les pays africains dans ce domaine tellement primordial qu’est la santé. Nous nous sommes également rendu compte de l’importance de la sensibilisation en Afrique en réalisant, suite à nos discussions avec Souleymane, quelques affiches destinées à informer la population locale sur diverses maladies. Finalement, ce chantier nous a appris énormément et nous nous sommes beaucoup enrichis au contact de ces problématiques si complexes mais surtout de ces personnes si courageuses.

Enfin, nous avons aussi tous pu participer au chantier économique au cours duquel nous avons passé une journée entière (voire deux pour les spécialisés) en compagnie d’un acteur de l’économie de la débrouille à Koudougou, que ce soit un cireur de chaussure, une vendeuse de fruit ou de sésame ou encore le tenancier d’un maquis, c’est-à-dire un petit restaurant. Cette journée fut très enrichissante pour chacun d’entre nous car nous avons pu expérimenter la vie quotidienne de ces personnes et nous rendre compte de la situation assez précaire dans laquelle beaucoup se trouve. La plupart d’entre nous en garderont certainement un souvenir inoubliable.

Durant les week-ends, nous avons eu quelques activités un peu différentes de la semaine de chantier.

Le week-end passé, nous avons tout d’abord participé, en compagnie de nos correspondants, au Parlement des Jeunes. Cela nous a permis de discuter ensemble autour de thèmes tels que la condition de la femme, l’immigration ou encore la dette des pays du Tiers-Monde dans le but d’élaborer et de voter deux mesures afin de tenter d’apporter une solution à toutes ces problématiques. Si nos avis divergeaient souvent, cela nous a néanmoins permis d’échanger sur des sujets plus sérieux dans un esprit constructif et positif.

Le lendemain, nous nous sommes levés aux aurores afin de nous rendre dans un petit village nommé Sanguié afin de s’immerger, durant une matinée, dans la vie quotidienne à l’intérieur des concessions. Nous avons puisé l’eau au puits, lavé et pilé les grains de mil, cultivé la terre et confectionné du Tô, le repas traditionnel du Burkina. Une matinée entière pour préparer le repas de midi ! Voilà une réalité assez choquante comme l’est la constatation de l’extrême pauvreté dans laquelle vivent ces gens de la campagne. La plupart d’entre eux n’ont même jamais vu Koudougou, la grande ville la plus proche ! Ce qui est sûr, c’est que cette journée aura été une véritable prise de conscience et nous aura incités à réfléchir encore plus loin sur les inégalités.

Il y aurait encore plein d’autres choses à dire : les coupures d’eau et les pneus crevés qui sont devenus monnaie courante, les débats avec les correspondants sur l’homosexualité, la polygamie ou l’avortement durant les temps de midis, les délicieux repas d’Étienne et de ses aides le soir ainsi que les facéties de Sibiri, notre chauffeur en chef, …

Quoi qu’il en soit, nous profitons au maximum de l’Afrique, malgré la fatigue qui commence à se faire sentir : les yeux, les oreilles et le cœur grand ouverts afin d’emmagasiner le plus possible de souvenirs et d’anecdotes à vous raconter !

Barka à vous de nous avoir laissé partir pour ce voyage inoubliable !

Nous pensons fort à vous…

Les Nassaras du BK1 2012

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