Sénégal 2 : le do it bat son plein

Le 13/07/2012
                                                
Au Sénégal, la patience est de mise mais elle finit toujours par payer : voici enfin venues les nouvelles tant attendues du groupe Sénégal 2.

Chers parents, chers amis,

Cela fait déjà maintenant six jours que nous avons foulé le sol africain. 

Nous comprenons la hate qui doit être la vôtre d'avoir de nos nouvelles (la poste sénégalaise vivant au rythme sénéglais) et nous allons donc faire de notre mieux pour partager avec vous notre joie et notre émotion de découvrir, pas à pas, un pays et un peuple fabuleux. 

Depuis notre arrivée, une foule de rencontres, de découvertes et d'expériences, plus riches et inattendues les unes que les autres, rythment notre quotidien.

Notre do it a débuté par quelques jours d'acclimatation, histoire de nous adapter à un environnement différent et à une culture toute nouvelle pour la plupart d'entre nous.

Ce fut d'abord la découverte de notre lieu de logement, l'école de Ngor Sene, une école primaire située dans un quartier populaire de la ville. Il nous aura fallu quelques jours pour nous adapter à la simplicité des classes dans lesquelles nous dormons, à la découverte des toilettes turques et à la cohabitation parfois difficile avec nos ennemis à huit pattes mais aujourd'hui nous apprécions de plus en plus notre nouveau mode de vie. 

Car vivre à l'africaine, c'est aussi partager des repas assis sur des nattes au milieu d'une belle cour d'école, c'est jouer au football avec les enfants des gardiens, c'est découvrir les bons petits plats que nous préparent chaque jour avec passion nos merveilleuses cuisinières, c'est prendre le temps, redécouvrir la joie des choses simples et de la vie en groupe. 

L'acclimatation fut aussi consacrée à la rencontre des partenaires avec lesquels nous collaborons dans nos chantiers : les paysans du village de Ngohé qui accompagnent notre chantier de reboisement, les enfants et les professeurs de l'école primaire de Séssène, l'infirmière du dispensaire de Patar et bien d'autres encore.

La visite du dispensaire nous a particulièrement marqué car nous avons assisté au sauvetage d'un nouveau né présentant des problèmes respiratoires. Ce jour là, ce ne sont pas les moyens techniques qui auront sauvé cet enfant, mais bien la force et le courage d'un infirmière sénégalaise.

Cette visite nous a permis de nous rendre compte des différences entre un système de santé belge subsidié et le même système, du côté sénégalais, qui tente tant bien que mal de soigner les gens. Les inégalités flagrantes nous ont beaucoup interpellés et ont donné lieu à bon nombre de questionnements sur les causes mais aussi les conséquences de cet état de fait. 

Durant cette période d'acclimatation, nous avons aussi assité aux différentes cérémonies mises en place pour l'ouverture des chantiers. Ces cérémonies ont énormément d'importance pour les populations locales et l'animation a été relevée haut la main par les groupes des jeunes belges et sénégalais.

Mais le moment le plus joyeux, le plus animé fut sans conteste la rencontre de nos correspondants. Il est fort difficile de trouver les mots pour expliquer l'ambiance incroyable qui régnait lors de ce premier rassemblement. Des danses, des rires, des chants, des échanges, le plein de bonne humeur qui nous a donné le punch nécessaire pour rentrer pleinement dans notre nouvelle vie africaine.

Ce petit moment fut suivi par une visite de la ville et un premier avant goût de ce qu'est la vie de tous les jours à Diourbel.

De cette acclimatation est ressortie une soif de découvertes, une envie d'aller au devant de l'autre. Mais également un besoin de déconnexion de la technologie. 

La simplicité de notre quotidien nous donne une bouffée d'air frais et nous permet de (re)découvir l'essentiel: l'argent ne fait pas le bonheur, les relations humaines.

Les chantiers ont commencés mercredi :

L'économique a débuté par une journée chez un épicier. Ce fut Tom qui eu ce privilège. Khalil, le propriétaire, est une personne vraiment très sympathique, toujours prête à rendre service. Et ce qui ne gâche rien: il aime le foot! Le bonheur pour Tom. Gilles fut également de la partie, chez un cordonnier. Entre discussion et confection de chaussures, il ne s'est pas du tout ennuyé. Toujours de bonne humeur et ayant le contact facile, il n'a eu aucun mal à s'intégrer et à travailler. La dernière fut Sarah qui a travaillé toute la journée dans un restaurant. Toujours souriante et serviable, aucun soucis pour elle à faire rire les clients entre deux yassa poulet! 

Le chantier primaire a débuté par le groupe d'Océane, Justine et Bertille. Pour les aider dans leur tâche, elles ont été secondées par Melvin et Axel. Les enfants ont littéralement adoré jouer aux indiens et aux cowboys, Inventant des chants et des danses affublés de leurs costumes.  La découverte de l'Amérique du Nord les a émerveillés et les activités se sont vite enchaînées dans la joie et la bonne humeur. Bien que fatigués par l'énergie des enfants, ils sont rentrés au logement très contents.

Enfin, Le chantier santé a débuté par le binôme Coline-Emanuelle. Le dispensaire de Diourbel les a acceuillis avec beaucoup de gentillesse. Elles ont assisté à une vaccination, une consultation pré-natale entre autre, et pu poser toutes leurs questions sur l'organisation du dispensaire. Elles sont revenues très satisfaites.

En ce qui concerne le reboisement, il se déroule dans la communauté rurale de Ngohé. Les jeunes ont commencé par une visite du site de Salmène et y ont planté leurs premiers arbres.La saison des pluies a commencé tôt cette année et les paysages sont vraiment magnifiques.D'une pluie à l'autre, d'une nuit à l'autre, on peut observer le changement au niveau de la végétation. 

Les jours filent mais jamais ne se ressemblent. Nous vivons à fond notre voyage, nous profitons de chaque instant.

Et pour finir, voilà de quoi vous rassurer : nous sommes tous en plein forme et en bonne santé.

Mille mercis de nous avoir fait confiance.

Le groupe Sénégal 2.


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