17 juin : Journée Mondiale de lutte contre la désertification

Le 17/06/2011
                                

Le 17 juin 1992, l’ONU a adopté la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Cette journée a pour but de nous rappeler les dangers de la désertification et de la sécheresse dans le monde. Dès ses débuts, DBA s’est intéressé de près à cette problématique et nos actions –tant avec les jeunes qu’avec les populations au Sud – visent, parfois indirectement, à lutter contre ce phénomène.

Aujourd’hui on estime qu’ 1/5ème de la population mondiale est touchée. Chaque année, c’est quasiment 24 milliards de tonnes de sols fertiles qui disparaissent. 30% du territoire des États-Unis est affecté par la désertification. 280 000 personnes sont mortes en raison de la sécheresse entre 1990 et 2000.

Plusieurs causes sont responsables de cette désertification. Les principales étant les variations climatiques (la végétation ne se développe pas en raison de fortes températures sur plusieurs mois) ainsi que les activités de l’homme (l’agriculture, la surexploitation, le déboisement…).

Les impacts visibles de la désertification se situent en premier lieu à un niveau environnemental mais de fil en aiguille la dégradation des sols entraîne la pauvreté et la migration de masse à cause des famines qu’elle génère. On estime à 60 millions le nombre de personnes qui entre 1997 et 2020 partiront des zones désertifiées de l’Afrique sub-saharienne pour le Maghreb et l’Europe.

Depuis 1996, lors des séjours d’immersion, les jeunes doïtiens et leurs correspondants plantent des arbres lors des chantiers de reboisement menés dans chacun des pays où DBA intervient. Ce sont plus de 130 000 arbres qui ont été plantés, soit le résultat de 44 chantiers de reboisement, depuis que l’ONG a décidé de mener de tels chantiers.

Dans chacun des pays où le reboisement a été réalisé, celui-ci s’intègre dans un programme national de lutte contre la désertification et les changements climatiques. Le travail mené par DBA n’est donc pas le fruit d’une idée farfelue née en Belgique, loin de la réalité de terrain.  Le Burkina, le Mali et le Sénégal sont tous les trois touchés par l’avancée du Sahel. Par exemple, au Mali, les deux tiers du pays sont désertiques. Tandis qu’au Bénin, où la situation peut sembler différente puisque les paysages sont plus verdoyants, le reboisement a également toute son importance. En effet, la mauvaise gestion des forêts (feux de brousse incontrôlés, exploitation illégale du bois, culture itinérant sur brûlis) a dégradé le couvert végétal béninois.

Une telle situation met ainsi en péril la stabilité des écosystèmes et laisse la désertification s’installer dans le pays. De plus, au-delà de l’importance d’avoir un couvert végétal suffisant, le bois est une ressource indispensable dans la vie quotidienne. Il est utilisé principalement pour préparer à manger et construire les maisons.

Toutefois, il est important de noter que malgré la pertinence du reboisement dans les régions touchées par l’action de DBA, un chantier de reboisement ne peut être réalisé n’importe où. Il est le fruit d’un long cheminement de réflexion participative et de travail avec les organisations partenaires sur place (associations/ONG partenaires de DBA, chef de village, direction d’école dans le cas d’un reboisement autour d’une école, association de parents d’élèves ...). Ainsi, l’identification des sites et le choix des types de plants se font en collaboration avec les populations qui seront directement bénéficiaires du reboisement. Cette approche participative permet donc de répondre de manière adéquate aux besoins des populations locales. De plus, elle implique les populations non seulement dans les premières étapes d’identification et les rend également acteur de leur développement car ce sont eux qui effectueront le suivi des arbres une fois que ceux-ci auront été plantés.

RDV dans quelques jours pour les 1ers chantiers de reboisement 2011 au Bénin !!

Zoom sur l’eucalyptus et les arbres fruitiers

Nombreux sont ceux d’entre vous qui ont, lors de leur séjour d’immersion, planté des eucalyptus. Or, ces arbres sont parfois décriés par les organismes de protection de la nature. Alors, pourquoi ce choix ?

Il faut savoir qu’il existe 600 espèces différentes d’eucalyptus qui ont chacune un impact différent sur la terre. L’espèce utilisée lors des chantiers de reboisement est l’eucalyptus "camadelensis". Ses avantages : il survit, même dans un sol aride (ce qui est souvent le cas sur les lieux de reboisement) ; il favorise l’infiltration des eaux dans le sol, les animaux consomment peu ses feuilles ; et celles-ci peuvent être utilisées comme remèdes pour toute une série de maladies ; enfin, sa croissance est rapide. Cette croissance rapide permet de le couper après 5 ou 6 ans sans pour autant stopper sa croissance. Ses désavantages : il appauvrit le sol (ce qui est le cas de tout arbre) et ses feuilles ne se décomposent pas, ne fournissant pas de compost au sol.

Cependant, afin de diversifier l’impact des reboisements et de contrer les effets parfois néfastes de l’eucalyptus, il arrive de plus en plus que les jeunes plantent également quelques arbres fruitiers.

Ces arbres ont l’avantage de varier la nourriture, d’offrir une possibilité de revenu supplémentaire et de fournir davantage d’humus grâce à la décomposition des feuilles et des fruits.

Etant donné que leur croissante est relativement lente, les reboisements ne peuvent se limiter  à ces  arbres fruitiers.

 

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