Témoignage d'un ancien participant

Le 25/02/2010

Premier séjour en Afrique

Le cœur plein de bonne volonté

Une volonté frénétique

J’me suis dit, je suis là pour aider

Il y a tant de misère dans le monde

Et je me sens concerné

Je n’attends plus une seconde

C’est à mon tour de lutter

 

Mon avion atterri enfin

Sur le sol de Bamako

Une grande claque dans ma gueule

Et BAM ! J’tombe de haut

Choque culturel en pleine face

Et face à un monde nouveau

Fasciné par la façon

Dont ici fonctionnent les choses

 

Il y a du bruit partout

Et tant de sons à écouter

Mais quel trafic de fou

Pas de feux, encore moins de priorités

Il y a des chèvres en liberté

Et putain mec, s’qu’il fait chaud !

Attends, c’est moi qui ai flashé

Ou ils étaient cinq sur cette moto ?

 

Après deux jours à peine

Sur le sol d’Africa

J’ai la sensation étrange

D’avoir toujours vécu là

Il y a une telle hospitalité

Je n’savais pas qu’ça existait

On t’offre d’abord à manger

Puis on cherche à savoir qui t’es

 

Alors j’repense à l’occident

Et je te jure que ça n’me manque pas

Pour tout dire, pour être franc

J’suis écœuré à c’moment là

Maintenant l’travail commence

Sur le projet d’partenariat

Avec de longs moments d’échanges

De palabres et de débats

 

On n’est pas toujours d’accord

Mais on peut mettre ça de côté

Le projet commun d’abord

Nos buts sont semblables en vérité

On a certes des choses à apprendre

Mais ca se passe des deux cotés

On ne peut pas bosser ensemble

Si on n’sait même pas s’écouter

 

Mon point d’vue change sur l’Afrique

J’en apprends tout les jours

L’Afrique que j’vois est dynamique

Sans cesse des projets voient l’jour

Ce n’est pas la pauvreté des sols

Ou le manque d’initiative

Qui fait qu’encore à notre époque

L’Afrique peine à s’en sortir

 

J’essaye  alors d’comprendre

Et je me tourne vers le passé

Les problèmes depuis quatre cent ans

Évoluent sans jamais se régler

Les organismes internationaux

Aujourd’hui, on reprit le flambeau

D’un colonialisme ancré

Dans l’petit cerveau d’ces idiots

 

Alors j’me rends compte

Que l’travail est à faire chez moi

Que pour faire bouger les choses

Je serais plus efficace là

Et avec le recule

Je me rends même compte avec effrois

Que j’ai plus besoin de l’Afrique

Que l’Afrique a besoin de moi

 

Car de retour en Belgique

Je peux enfin réaliser

Que ce voyage pour aider l’Afrique

C’est moi qui en ai le plus profité

J’ai tellement évolué

Dans l’espace d’un petit moi

Que j’ne peux que continuer

L’expérience n’s’arrête pas là

Gary, Do It 2008 Mali

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