Echos du premier We de formation

Le 19/11/2008

Prendre conscience des inégalités de notre monde, amorcer une réflexion critique sur notre société, s’interroger sur les solutions à notre portée pour jouer un rôle actif en faveur d’une société plus juste et plus solidaire, rencontrer d’autres jeunes avec lesquels on partage un idéal. Voilà autant de défis qu’on voulu relever les 145 jeunes venus des quatre coins de la Belgique pour participer au premier week-end de formation organisé par DBA.

C’est avec le documentaire de l’île aux fleurs, court métrage tourné par le cinéaste brésilien Jorge Furtado que les jeunes sont d’emblée interpellés sur les effets inhumains du capitalisme qui réserve aux pauvres le pire destin, celui de disputer leur nourriture à celles des cochons. Tantôt choqués, tantôt révoltés, rarement indifférents, les jeunes échangent ensuite par petits groupes sur ces images, sur ces injustices qui nous semblaient parfois bien loin et nous semblent si proches maintenant. D’un constat général des inégalités, les jeunes abordent ensuite la situation des premières victimes de ces injustices, il s’agit bien sûr des plus vulnérables : les femmes et les enfants.

Découvrir la situation des enfants travailleurs et des enfants soldats, rencontrer une femme africaine venue parler des difficultés et des discriminations qui les touchent, explorer les causes et les conséquences de ces phénomènes, rechercher des solutions. Au fur et à mesure du week-end, les questions fusent, les dialogues s’intensifient, l’indignation nous amène à nous remettre en question mais aussi à fortifier notre envie de faire quelque chose…

Pourquoi ne pas commencer par changer notre regard ? S’éloigner des images misérabilistes, culpabilisantes et fatalistes qu’on nous présente de l’Afrique, décoder nos stéréotypes et nos idées reçues, être critiques face aux médias afin d’apporter une autre image du Sud, dans le cadre d’une éducation au respect de la différence, au dialogue des cultures.

Le week-end terminé, les jeunes repartent chez eux la tête pleine de nouvelles idées, de nouveaux questionnements, qu’ils auront le loisir de partager avec leur entourage, en famille ou à l’école. Pour le plupart d’entre eux, ce n’est qu’un premier pas dans une année de formation qui cherche à concilier éducation au développement, compréhension des rapports Nord/Sud, réflexion et remise en question, comme la première étape d’un processus voué à l’engagement des jeunes pour un autre monde.

A ces jeunes qui on fait de ce premier week-end un espace de rencontres et d’apprentissage très enrichissant, nous tenions à dire merci.

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