Un nouveau chantier d'immersion économique

Le 30/09/2006
Le fil rouge de l’année de formation étant l’économie (dans le monde et en Afrique), un nouveau chantier d'immersion économique a été mis en place au Burkina Faso lors du Do it de juillet 2006 pour expérimenter sur le terrain cette réalité économique.

Nous y avons consacré une demi journée de notre voyage. Certains ont travaillé dans un garage comme mécaniciens, d’autres ont aidé un soudeur. L’ébénisterie était également proposée de même que l’accompagnement d’un jeune cireur de chaussures dans les rues de la ville.

Cette immersion dans leur travail quotidien a été très enrichissante et nous a plongés dans cette économie informelle où travail rime souvent souivent avec débrouillardise et dont vivent bien des gens dans les villes. Et c'est vrai qu' avec peu de matériel, l'on peut faire des miracles. La manière dont ils travaillent est aussi très différente de la nôtre : plus artisanale et mojns gaspilleuse. Tout y est récupéré et réutilisé. La notion d’horaire et de délais de fabrication est aussi beaucoup plus aléatoire que chez nous.

Personnellement, j’avais rendez-vous à 8h30 avec le cireur de chaussures. Ce jour-là, le ciel étant nuageux, il a attendu d’être sûr qu’il ne pleuve pas avant de venir au rendez-vous. Au lieu de 8H30, il était dix heures, mais son grand sourire m'a tôt fait d'oublier mon obsession de la montre. Et je me suis retrouvé en plein Koudougou à cirer les chaussures. Expérience inoubliable. 2 euros furent récoltés sur la matinée. Dérisoire et pourtant indispensable à la survie.

Ce chantier nous a permis d'ouvrir un peu plus les yeux sur la réalité de la vie de tous les jours du Burkina-Faso et nous a posé entre autre ces questions : pourquoi ne pas développer davantage le commerce équitable et les micro crédits accordés aux populations du Sud ?

Gaëlle

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