Séjour d’immersion Sud/Nord : quelle réussite pour une 1ère expérience !

Le 26/04/2006
C’est forts d’une expérience de vie unique qui leur aura permis à la fois de vivre les réalités de l’Europe, de partager réflexions et émotions avec les jeunes belges et de participer à une campagne d’Education au Développement dans 5 écoles, que les jeunes sénégalais et burkinabés sont repartis lundi vers leurs pays respectifs afin de transmettre leur apprentissage et de témoigner auprès de leur entourage sur la réalité du Nord…une réalité qu’ils n’imaginaient pas comme telle. Ils n’auraient par exemple jamais pu penser que la technologie et le profit économique côtoyaient une telle pauvreté sociale et humaine.

Après avoir mené à bien un programme d’activités toutes plus interpellantes et enrichissantes les unes que les autres (rencontre avec des jeunes mineurs, sans papiers, d’un centre d’accueil, visite du fort de Breendonck, visite d’Arcelor et des mines de Blégny, week-end d'échange et de réflexion avec les jeunes se préparant aux séjours d'immersion en Afrique en juillet, rencontre avec différents responsables de la DGCD, visite de Bruxelles propreté, etc.), les messages que ces jeunes souhaitent aujourd’hui faire passer témoignent des apports indéniables d’un tel séjour :

« Ce séjour n’a été pour moi rien d’autres qu’un rendez-vous du donner et du recevoir…aussi je crois que nul n’est suffisamment pauvre pour n’avoir rien à partager. Le peu que nous avons apporte quelque chose à la civilisation universelle ». Gwaldys, Burkina Faso.

« Ce séjour m’a permis de découvrir que l’Europe est un continent développé mais que la chaleur humaine est quasi inexistante car des hommes sont abandonnés à leur sort, d’autres passent la nuit à la belle étoile…A mon retour je serai une locomotive de la sensibilisation afin que mes frères qui ont des idées préconçues de l’Europe soient sensibilisés ». Baggio, Burkina Faso.

« La visite des centres sociaux comme le CASU et FEDASIL m’a permis de voir qu’en Europe, ce n’est pas que l’individualisme mais il y a aussi des gens engagés et prêts à aider les autres ». Théodore, Burkina Faso.

« La logique veut que des actions concrètes soient menées en faveur des populations du Sud, en proie à un appauvrissement toujours exacerbé…mais le développement de l’Afrique dépend des africains que nous sommes et de notre unité car ce continent n’est pas démuni mais seulement désuni. C’est ensemble que nous pouvons le changer…croyons le ! ». Ansoumana, Sénégal.

« Moi ce que j’ai vécu me permettra de rendre compte à tous mes amis, camarades, frères,…que le vrai bonheur c’est chez soi et que le développement de son pays dépend de sa population…Je pense que nous les jeunes sommes les premiers acteurs du développement de notre pays ». Hilarion, Burkina Faso.

De manière générale, ils se sont rendus compte que l’Europe était loin d’être ce « paradis » véhiculé par les médias. Ainsi si les peuples africains doivent se battre pour se développer, ce ne sera pas au prix de la misère sociale et humaine mais bien en s’appuyant sur les valeurs de partage et de solidarité.

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