« L’Afrique a beaucoup souffert »

Le 27/03/2006
Au cours de notre séjour d’immersion durant le mois de juillet, nous allons découvrir une Afrique dont la plupart connaissent l’évolution politique actuelle grâce à ce que nous montrent les médias mais dont nous méconnaissons souvent le passé. Or comme tous les continents, l’Afrique à un passé, un lourd passé même…qu’elle s’efforce progressivement de surmonter afin de sortir la tête de l’eau.


Vers le milieu du XVe siècle, de nombreux africains, dominés par quelques grandes puissances européennes, seront faits prisonniers puis transportés en Amérique, ou ils serviront d’esclaves. Ce trafic d’êtres humains commence à choquer vers le début du XIXe siècle et sera petit à petit aboli. Commence alors un partage de l’Afrique par les puissances européennes dans le but d’en exploiter les richesses et de tirer parti d’une main-d’œuvre bon marché. En effet, les européens estiment, qu’après avoir libéré les africains du joug de l’esclavage, ces derniers leurs doivent bien ce service. En échange, ils promettent de leur apporter la civilisation…


Dès la fin de la 2e guerre mondiale et dans le courant dans années 50-60, les pays africains vont progressivement obtenir leurs indépendances notamment sous l’impulsion de mouvements d’émancipation prêts à affronter les colons dont l’image d’invincibilité s’effritait peu à peu. Les nouveaux pays indépendants tomberont toutefois souvent aux mains d’une petite élite qui gère le pays de façon similaire à celle des colons. Le parti unique deviendra la règle d’or et la seule manière de prendre le pouvoir sera de se l’approprier au moyen d’un coup d’état. Le changement interviendra après la chute de l’URSS et la fin de la guerre froide, période pendant laquelle les deux super puissances, l’URSS et les USA tentaient respectivement d’assurer leur hégémonie sur le monde notamment en maintenant au pouvoir certains dirigeants africains qui en contrepartie du pouvoir servaient les intérêts américains ou soviétiques. En effet, après sa chute, l’URSS quitte l’Afrique et les Etats-Unis, qui n’y trouvaient plus d’intérêt, font de même. Enfin libre, l’Afrique peut alors lancer un processus de démocratisation qui se poursuit encore actuellement, avec des hauts et des bas.

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