Mon regard sur l'économie mondiale

Le 27/02/2006
Les journées de formation des 18 et 19 février dernier ont été l'occasion pour les jeunes qui participeront aux 'Do It' de juillet d'aborder la thématique de l'économie dans le monde.

Justine, 14 ans, nous livre quelques réflexions à ce sujet:

'Si je devais employer un mot pour qualifier l'économie mondiale, ce serait 'inégale'. En effet, où est l'équité lorsqu'un pays est dépendant d'autres, qu'il doit leur rembourser dix fois une dette malgré son extrême pauvreté?
Comment peut-on trouver juste une société dans laquelle un Européen gagne en un an ce qu'un Africain ne gagnera jamais, à moins qu'il ne vive et travaille durant 85 ans, ce qui, au vu de la longévité moyenne est totalement chimérique?
Peut-on accepter que la richesse d'un pays équivale à cinq cents fois celle d'un autre alors que ce rapport n'était que de deux en 1900?
Quelqu'un est-il capable de comprendre de quel droit (sinon de celui du plus fort) les pays riches imposent des prix (ridiculement bas) sur les marchandises africaines?
Est-il encore possible de se regarder dans un miroir, lorsqu'on voit la misère dans laquelle vivent les habitants des bidonvilles, et, malgré cela, leur débrouillardise et leur joie de vivre alors que nous trouvons encore le moyen de râler et de nous plaindre?
Bien sûr que non.

Voilà, jusque là tout le monde est d'accord. Mais c'est après que ça se corse. Que pouvons-nous faire de concret contre cette injustice? Et, d'ailleurs, a-t-on le droit de tenter 'd'améliorer' la condition des Africains à notre façon, au risque de changer également leur mentalité?

Un gest très concret, au jour-le-jour, à poser, c'est par exemple acheter équitable. Pourquoi? Par solidarité envers ces travailleurs, qui font leur boulot dans des conditions plus que précaires, et à qui le commerce équitable offre une sécurité qui va leur permettre de vivre décemment, et de participer au développement de tout un village. Et puis, le succès de ce mouvement est aussi une manière de protester contre ces firmes qui exploitent les petits producteurs.

Mais la question persiste: Est-ce une bonne chose d'européanniser les populations du Sud? Une autre manière de se poser la question serait la suivante: "Notre société est-elle un modèle, un idéal?" Vu comme ça c'est tout de suite différent... et ça mérite réflexion. Mais en attendant, il y a des choses à faire pour améliorer leurs conditions de vie et leur permettre de vivre dignement!

En résumé, l'économie est une question vaste et complexe... et qui dépasse de loin le domaine seul de l'argent.'

Inscrivez-vous à notre newsletter