BK3 : mais quelle aventure !

Le 22/07/2017
                                
BK3 : mais quelle aventure !

Neyibeiogo tout le monde !



A peine arrivés au pays des hommes intègres, nous voilà déjà
à la fin de la première semaine de Do It ! La terre rouge est foulée, les
premiers chants chantés, les premières bouteilles d’anti-moustique vidées,
enfin nous y sommes.  Tout se déroule
très vite, les journées se succèdent remplies de rencontres, d’expériences, de
prises de conscience et de partage.



Difficile de mettre des mots sur ce que nous vivons et ce
que nous voyons, néanmoins, nous avons fait de notre mieux pour vous immerger quelques instants dans
notre quotidien.



Après avoir passé les deux premier jours à nous acclimater
à la vie au Faso, en visitant des associations locales de femmes et la ferme école financée par notre action Sahel Vert, en participant à leurs activités et en découvrant combien la réalité d'ici est difficile et§ les gens courageux, nos
chantiers ont véritablement commencés.



Commençons par le chantier "théâtre" où nous passerons chacun 2 jours. Nous commençons la journée par de petits jeux d’impro et
d’échauffement. Ensuite, avec l’aide des deux metteurs en scène, nous montons
une petite pièce de sensibilisation à l’assainissement et à l'environnement avec nos correspondants burkinabè.
Pendant les pauses nous avons l’occasion de débattre avec eux (débats bien animés et quelquefois chuauds !) et
de tisser des liens avec eux. Ces deux superbes journées  pour chacun d'entre nous aboutiront à la fin du
séjour à plusieurs représentations dans le but de sensibiliser les populations
à l’importance du tri des déchets, au respect de l’hygiène etc.



Nous avons aussi commencé notre projet concret d’assainissement, également avec nos correspondants. Nous avons déjà assaini plusieurs
terrains vagues au milieu d'un quartier pauvre de Ouaga. Une chose, qui nous a beaucoup étonnés et touchés, est le fait
qu’un groupe d’enfants burkinabés se soit mis à ramasser les déchets avec nous
sans qu’on leur ai demandé quoi que ce soit. Au début ils se moquaient de nous
et nous jugeaient en nous montrant du doigt, par la suite en nous voyant rire
et chanter, en voyant le terrain petit à petit devenir propre, ils ont pris des râteaux et ont commencé à rassembler les ordures
avec nous. A la fin de chaque journée, nous transportons en benne les ordures jusqu'à la déchetterie où sera effectué le tri… Même si le travail est difficile sous un soleil de plomb, nous sommes fiers de participer ainsi à l'amélioration de l'environnement pour des centaines de familles.



Tandis que certains ratissent les quartiers, certains d’entre nous ont également eu la chance
d’accompagner les femmes de l’association ADV, qui compte près de 2500 abonnés chez qui elles font le ramassage des ordures ménagères. Ces femmes passent leurs journées à collecter les déchets dans les poubelles parfois plus lourdes qu’elles, passant de maison en
maison jusqu'à remplir leur charrette tirée par un âne.  



Ces deux journées, nous ont permis de découvrir la
difficulté du tri et du recyclage au Burkina Faso mais également la volonté de
changement chez énormément de monde.



Pendant que certains sont au théâtre ou à l'assainissement, d'autres encore passent une
journée dans le dispensaire du quartier où nous logeons. 
Nous faisons d’abord une petite visite puis sommes dispatchés dans
différents services tels que la maternité, la salle des vaccins, le pesage des
bébés, la pharmacie ou encore le service prénatal et le dispensaire où nous
pouvons prendre les constantes telles que le poids, la température ou encore la
tension des patients. Certaines réalités nous ont choquées comme par exemple
des bébés de 6 mois à peine qui présentaient des symptômes de malaria en ayant
40 de fièvre, des infirmières expliquant ne disposer que de deux thermomètres,
etc. Malgré ces difficultés qu'on ne peut imaginer sans les avoir vues, nous sommes touchés par le courage
constant des infirmières débordées par le travail. L'après-midi, nous peignons des fresques sur les murs
du dispensaire qui serviront à la sensibilisation à la contraception ou
encore à l’importance de se protéger des moustiques.



Un 4ème groupe passe une journée chez un petit vendeur local, travaillant le plus souvent dans l'économie informelle, celle que l'on voit au bord des routes ou dans les marchés. Certains nt partagé le quotidien d'une vendeuse de fruits, d'autres celui de vendeurs de toute sorte d'objets / fruits à la barrière du péage, d'autres encore celui d'une coiffeuse.

Enfin un dernier groupe se déchaîne au chantier primaire entouré d'une cinquantaine d'enfants avec des sourires jusqu'aux oreilles; Les jeux, les animations, les chants, les danses, les bricolages s'enchaînent à leur plus grand plaisir.. Chantier bien épuisant mais tellement plein de force et d’énergie. 

C’est à travers
ces mots que nous avons tentés de vous faire découvrir ce que nous vivons ici
au quotidien. En à peine une semaine, nous en avons vu des choses, et cela n’a
fait qu’alimenter notre soif d’en découvrir plus durant la suite de ce séjour. 

Et quand nous nous retrouvons chaque soir, c'est un plaisir de partager ce que chacun a vécu, nos expériences, nos émotions, nos rencontres, nos réflexions, nos questions.

Pour le reste, on est bien servi en chaleur (ambiante et humaine), la nourriture est top, notre lieu de logement est tranquille et spacieux,  nous allons bien, nos cœurs s'ouvrent et s'africanisent et nous pensons fort à vous.



A très vite pour
la suite de nos aventures BK3iennes 

Pleins de bisous à vous tous!