Bénin : la terre nourricière

 

 

Le Bénin est un petit pays d’Afrique de l’Ouest de 11 millions d’habitants (2017). Représentant 32% du PIB, le secteur agricole fait vivre près de 70% de la population active du pays. Il est dominé par la filière coton mais qui ne rapporte pas assez pour vivre correctement. Peu de terres sont destinées aux céréales et aux légumes. Ainsi le pays compte quelques 19% de personnes sous-alimentées (1,6 million de personnes) et 38% d'enfants souffrant de retard de croissance pour cause de malnutrition (source : FAO). Une grande partie des besoins alimentaires nationaux est assurée grâce aux importations en raison de la faiblesse de la productivité nationale.

 

 

Les solutions proposées par DBA et ses partenaires depuis 2007 :

En collaboration avec l’ONG ALDIPE (Association de Lutte pour un Développement Intégré et la Protection de l’Environnement), le programme PADCE XXI (Promotion d’une Agriculture Durable et d’une Citoyenneté Engagée au XXIè siècle) permet de promouvoir des filières agricoles locales par des communautés ancrées durablement dans leur territoire grâce à un co-financement de la DGD. Ce projet a commencé en janvier 2017 pour une durée de 5 ans.

 

Concrètement :

  • Mettre en valeur des bas-fonds dans la commune de Zogbodomey afin d’y développer la production rizicole pour améliorer l’alimentation et les revenus des populations. Travailler également sur des itinéraires techniques de soja et maïs adaptés aux effets du changement climatique et respectueux de l’environnement. La sécurisation des terres de bas-fonds fait l’objet d’un travail en concertation avec les autorités locales où les femmes ont toute leur place. 
  • Equiper et Accompagner des groupements de femmes pour transformer les produits agricoles, qui sont dès lors plus faciles à conserver et à commercialiser L’expérimentation et l’appropriation de ces nouvelles techniques de production, se fait au sein d’un espace ferme école construit et géré par ALDIPE depuis 2012. Ensuite dans leurs villages, les agriculteurs.trices mettent en place les techniques apprises et les partagent avec leurs pairs. 
  • Renforcer les capacités des groupements de producteurs à travers de l’alphabétisation, des formations techniques et un appui à la formalisation de leur existence comme groupement coopératif ou associations villageoises de commercialisation. Elles sont mises en place afin d’assurer du crédit stockage d’un côté et de l’autre de trouver des opportunités de vente groupée pour ses membres.
  • Ancrer les populations sur leur territoire en mobilisant et formant des relais communautaires en nutrition, hygiène, eau potable, alphabétisation et pistes rurales. Ainsi , des formations spécifiques sont dispensées aux femmes afin d’améliorer la qualité de l’équilibre alimentaire des familles. Ces séances de nutrition ont un impact et on constate une diminution des cas de malnutrition des enfants de moins de 5 ans. Des animatrices « hygiène » sensibilisent la population aux règles d’hygiène et assainissement et font la promotion de la fin de la DAL (Défécation à l’Air Libre) sans oublier les relais au niveau des écoles.
  • Former des jeunes aux relations Nord/Sud, aux enjeux de la sécurité alimentaire et du développement local et créer des échanges avec de jeunes belges au cours d’un séjour d’immersion.