Burkina Faso : eau, source de vie

 

Le Burkina Faso est un pays sahélien enclavé fortement soumis aux aléas climatiques. Les variations climatiques brutales (sécheresse, courte saison des pluies, inondations) provoquent souvent des mauvaises récoltes, mettant en danger la sécurité alimentaire des familles. Pourtant la région, principalement rurale, a une vocation agricole et pastorale. Mais aujourd’hui, son potentiel est menacé. La fertilité et les rendements ne cessent de baisser, provoquant même des crises alimentaires certaines années (2005, 2008, 2011). Le capital des exploitations familiales se dégrade et les jeunes quittent leur famille par désespoir pour essayer de survivre ailleurs. Par ailleurs, l’accès à l’eau potable reste un véritable défi dans la région, 80% des maladies comme le choléra, le paludisme ou l’hépatite étant attribuées à une eau insalubre.

 

 

Les solutions proposées par DBA et ses partenaires depuis 1991 :

 

Après avoir collaboré pendant près de 10 ans avec l’ONG AMB (Action Micro Barrage), nous collaborons avec l’ONG ASMADE (Association Songui Manégré Aide au Développement Endogène) afin de soutenir les villages de la région du centre ouest dans leurs activités agricoles et de former la jeunesse burkinabé aux enjeux du développement.

 

 

Concrètement, dans la région de Koudougou : 

 

  • Afin de renforcer l’accès à l’eau de culture pendant toute l’année, nous finançons la réhabilitation/la construction d’ouvrages hydrauliques (comme les micros barrages). Ces infrastructures bloquent l’écoulement des eaux de pluie et forcent leur infiltration dans le sol. Une fois la nappe phréatique réalimentée, de nouvelles cultures peuvent être développées durant toute l’année, l’eau étant disponible par l’intermédiaire de puits.
  • L’accent est mis également sur l’accompagnement et la formation des producteurs afin qu’ils développent de nouvelles spéculations (maraichage) mais aussi des activités de transformation, de stockage et de commercialisation de leur production (oignon, niébé, légumes) sur les marchés locaux (Koudougou) ou nationaux (Ouagadougou – lien avec un réseau de restauratrices de rue). 
  • Des formations sur les techniques agro-écologiques  (compostage, rotation des cultures, protection contre les nuisibles) sont également dispensés afin de permettre aux producteurs d’améliorer leurs rendements tout en protégeant leur environnement.
  • Les projets visent également à faciliter un accès durable à l’eau potable par la construction de forages et à améliorer les pratiques d’hygiène par des formations et des sensibilisations (formation d’hygiénistes, clubs de santé scolaires dans les écoles).
  • Nous appuyons des activités de conscientisation de la jeunesse à Koudougou et Ouagadougou. Ainsi, environ 250 jeunes burkinabés suivent des formations et participent aux séjours Nord/Sud chaque année avec les belges. Ils se structurent également en associations, en troupes théâtrales, et/ou en cellules ED dans les écoles afin de développer leurs propres projets culturels, d’assainissement ou de sensibilisation. Enfin ils participent à des échanges Sud-Sud avec des jeunes de la sous-région (Bénin, Sénégal, etc.), publics cibles des autres partenaires de DBA en Afrique.


Concrètement, dans la région de Ouagadougou : 

 

  • Dans la commune de Saaba, Asmade a lancé un ferme agroécologique. L’objectif est d’y former des jeunes agriculteurs.trices sur des pratiques agroécologiques adaptées aux effets du changement climatique et respectueuses de l’environnement. Lors d’une première phase (2014-2016), des infrastructures y ont été mises en place tant pour la production végétale, animale et sylvicole que pour la formation (bâtiments, forages munis de pompes alimentés par des panneaux solaires, dispositif de biodigesteur, poulailler, étable, système d’irrigation goutte à goutte, bassins).
  • La deuxième phase en cours (2017-2019) veut promouvoir le développement et le rayonnement de la ferme. Quatre grands axes sont pris en considération : la production, la formation, l’expérimentation et la diffusion.

 

La production est laissée à l’équipe de la ferme mais aussi à des agriculteurs.trices qui habitent aux alentours. Il s’agit ici de culture maraichère, céréalière, d’agroforesterie, de verger mais aussi d’élevage de volailles ou de bœufs

 

La formation vise 225 agriculteurs.trices en cycle court ou long. Les apprenants viennent principalement de zones proches du centre. A la fin du cycle, chacun d’entre eux vont décider de ce qu’ils vont mettre en pratique sur leurs terres ou celles de leurs parents.

 

L’expérimentation a pour but de tester de nouvelles pratiques/matériel/associations.

 

La diffusion des connaissances et des pratiques auprès des jeunes élèves, d’agriculteurs.trices de la région  ou encore d’autres centres de formation et/ou des universités. Cette diffusion se concrétise par des visites de la ferme par des groupes scolaires, des rencontres dans d’autres centres ou le suivi des apprenants sur leur propre champ pour qu’ils puissent montrer à leurs pairs ce qu’ils ont appris pendant leur formation à la ferme